Archive
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Pour une zone d’exclusion aérienne
La guerre fait rage en Syrie. À Alep, principale ville du pays, contrôlée en grande partie par l’opposition depuis plusieurs semaines, la bataille est d’une extrême intensité. L’Armée syrienne de libération (l’ASL) a tenu bon jusque-là, mais les bombardements intensifs du quartier de Salahedinne, par lequel tente d’entrer l’armée gouvernementale, semble avoir fini par réussir à imposer le retrait de l’ASL. Seules quelques poches de résistance subsisteraient. Depuis deux semaines, on ne pouvait que s’alarmer de l’intervention de l’aviation contre laquelle il est bien difficile de se défendre, sans aucun moyen de défense anti-aériens. Un Mig aurait toutefois été abattu,…
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Provocation policière à Amiens
Les événements d’Amiens demandent à être expliqués. La police a délibérément agressé un enterrement… Ceci se produisant dans un quartier considéré comme “à problèmes”, il y a eu une réaction des jeunes qui ont incendié au passage y compris des bâtiments publics, et blessé des policiers. Mais pourquoi donc attaquer un enterrement à coups de grenades lacrymogènes et de flash-balls ? Ci-dessous, on trouvera le témoignage de Sabrina Hadji. C’est son frère, victime d’un accident de la route, qui a été enterré samedi. Dimanche, la famille se réunissait pour le repas de deuil. C’est alors que la police est intervenue,…
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L’IFOP au secours de la politique anti-roms de Valls
Dans l’interview qu’on peut lire ci-dessous, accordée au Monde par Jérôme Fourquet, “directeur du département opinion de l’IFOP”, on découvre un modèle de ces raisonnements par l’absurde qui s’imposent aux gouvernants depuis tant d’années et qui, toujours, tendent à la droitisation extrême de leurs politiques. Sous couvert de la scientificité de l’étude d’opinion, ce sont les points de vue les plus réactionnaires qui sont systématiquement suggérés par les « directeurs d’opinions » d’instituts tel l’IFOP. Flashback, à l’été 1996, quand la France entière se soulevait contre l’expulsion des sans-papiers de l’église Saint-Bernard, qui avait provoqué une manifestation de plusieurs centaines de milliers…
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La chasse sans fin, crime d’État
Les expulsions de campements de roms que Manuel Valls a ordonnées ces jours-ci – au cœur de l’été, à l’heure où nombre de citoyens sont déconnectés de tout –, ne sont pas seulement d’une ampleur inusitée, mais sont de plus assorties d’une instruction très particulière : les personnes expulsées de campements où elles résidaient, semble-t-il à la suite de décisions de justice, sont empêchées par la police de se poser où que ce soit… Le Préfet Lambert-Papon avait inventé cette formule en Seine St-Denis, il y a deux ans : interdiction de se poser “ni sur un trottoir ni dans…
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Expulsions de campements de Rroms
Au milieu de l’été, la police de François Hollande, dit François le Terrible, sous l’énergique direction de son ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a procédé à plusieurs expulsions de campements de Rroms installés depuis longtemps, aussi bien à Lyon qu’à Lille. Rappelons qu’à Lille, la question s’était déjà posée lors de la campagne anti-roms déclenchée par Sarkozy à l’été 2010 et que Martine Aubry, après avoir été critiquée sur le fait que de telles expulsions aient été ordonnées sur « ses terres » avait décidé d’un moratoire, interdisant toute expulsion de campement. Le 4 septembre 2010 – un peu plus d’un mois…
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Alep sous les bombes, Fabius démission !
Les bombardements très intensifs du quartier de Salahedinne auraient finalement provoqué une retrait de l’ASL aujourd’hui. Ci-dessous l’article d’hier de Martin Chulov, pour le Guardian, qui rend compte d’une situation qui était encore stabilisée. Il semblerait qu’aujourd’hui cela ait changé, les forces assadistes ne lésinant pas. Pour une actualité heure par heure, minute par minute, on peut suivre le compte tweeter de Martin Chulov, @martinchulov – et constater que la situation est loin d’être joyeuse. À Paris, l’obscène comédie continue. Alors qu’il est évident qu’il faudrait une intervention aérienne immédiate pour empêcher l’armée du dictateur de bombarder Alep jusqu’à la…
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L’offensive sur Alep a commencé…
Les troupes de Assad sont entrées dans Alep ce matin, comme l’annonçaient hier The Guardian, lemonde.fr ou Paris s’éveille. Pendant ce temps, du côté de l’ONU, il est question d’une réunion du Conseil de sécurité… le 30 août. Rappelons que le Conseil de sécurité est sous présidence française depuis le début du mois, et que le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a annoncé d’entrée qu’il appellerait à une telle réunion « avant la fin du mois »… Soulignons encore une fois le caractère particulièrement indigne du traitement de l’information syrienne dans la presse institutionnelle française ou américaine. Alors que des correspondants…
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Assad prépare l’offensive sur Alep…
La tragédie syrienne se poursuit. Disposant malheureusement d’énormément de moyens, cela fait une dizaine de jours maintenant que l’armée syrienne à engagé la bataille d’Alep, qualifiée de « décisive » par Bachar el-Assad lui-même. Des quartiers entiers de la ville sont méthodiquement bombardés, afin de les réduire en poussière, ainsi que cela a été fait à Homs. L’aviation, comme les batteries de Katiouchas, larguent autant d’obus que possible. Le plus notable reste toutefois la relative rareté des informations, en dépit de la présence de nombreux journalistes étrangers dont les journaux ne sont pas très friands de publier leurs rapports, préférant des papiers…
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Émeute à Barbès
Bravo la gauche ! Hier encore des esprits tortueux plaidaient qu’il vaut mieux, au fond, un sale gouvernement de droite comme celui de monsieur Sarkozy – un modèle du genre –, car au moins il ne laissait aucune illusion. On ne peut pas faire ce reproche à monsieur Hollande. Au contraire, à peine élu voilà qu’il sera parvenu à désespérer le pays entier. L’amnistie présidentielle, pour les prisonniers et les PV, jadis inventée pour permettre aux nouveaux élus de lever un peu de sympathie même auprès des plus sceptiques, il y a renoncé. Le nécessaire désarmement, indispensable pour la survie…
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Intervention policière au 260 rue des Pyrénées
Les régimes changent et les mœurs ne s’améliorent pas. La République immobilière instaurée jadis par de Gaulle se porte toujours bien. Au lieu de libéraliser les occupations de logements vides, le nouveau gouvernement n’hésite pas à faire la guerre au squats. Peu après l’élection de François le Terrible, une cinquantaine de personnes, pour l’essentiel des familles en attente d’un logement social qui ne vient pas, se décidaient à occuper un bâtiment de six étages, au 260 rue des Pyrénées, non loin de la place Gambetta où trône la mairesse socialiste, Frédérique Calandra. Le bâtiment, auparavant dépendant de la poste voisine…
